Un porc d'attache
Indolente ou taquine
L’oie se dandine,
Prenant de haut le cygne
Qui, drapé dans sa tunique,
Se moque d’une guigne
De tous ces volatiles
Vulgaires et indignes
Qui s’escriment,
Le nez dans la fiente et l’urine,
A chercher des broutilles.
Ici, pas question de smoking,
Tout le monde s’agglutine,
Se presse et s’égratigne.
Et voilà que se mêlent à l’office
De gros cochons serviles.
Bonnes poulettes, à l’amour enclines,
Aussitôt s’acoquinent à la race porcine.
Les délices de la fange s’acheminent,
Hélas, vers le triomphe du vice
Et de la vermine.
- Cette crête abîmée, quelle mine !
- Et ce cou squelettique …
- Un virus, j’imagine ;
Aviaire, à coup sûr. Il convient de le dire
A tout le monde, et vite !
Pas de rififi inutile :
Au poulailler, on s’agite
Au labo, on turbine.
Au bistrot, on babille.
On a le virus dans nos tripes !!
Vous avez vu le prodige :
Un show et froid stérile.
Mieux vaut en rire. |