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Mon âme, que me diras-tu
Si je n’ai plus de cerveau ?
Que saurai-je du vice et de la vertu
Si ma conscience est au caveau ?
Que pourrai-je aimer
Si tout n’est qu’ombre
Et fils d’araignées
Tissés sur des décombres ?
De poisons envahi,
Mon corps, privé d’énergie,
Dans la nuit s’évanouit,
Oubliant qu’il fut arbre de vie,
Il n’est plus, dans son agonie,
Que fantasmagorie.
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