Que la montagne est belle….
Le pâtre silencieux menait son troupeau
De brebis bêlantes, de tendres agneaux,
En songeant à la douceur des coteaux,
A la beauté d’un vol de corbeaux.
Quand un véto vint et lui parla vaccin.
« Que me veut ce docte citadin
Avec sa « langue bleue » et son baratin ?
Que j’obéisse aux diktats des mandarins ?
Point d’injection pour mes moutons
J’veux pas qu’ils crèvent, crénom !
J’préfère encore le moucheron
Au moins, y’ a pas de poison ! »
L’homme de science s’en offusqua
Et aux gendarmes le dénonça.
Menottes aux mains, il fit profil bas.
Alors, pour vacciner, arriva l’armada.
La douleur dans son cœur le meurtrit ;
Crier, pleurer… non, il ne restait que la folie,
Et au petit matin, le coup est parti.
Je m’en vais, adieu la bergerie !
Pour des vaccins nocifs et inutiles,
Il y a des hommes qui se mutilent
Tandis que d’autres jubilent,
Dans un monde chaque jour en péril.
(En hommage à Jean-Luc TOURNAIRE
qui s’est donné la mort à cause d’une obligation vaccinale).
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